27 mars 2008
HOMMAGE A SEVERIN CECILE ABEGA
HOMMAGE DES CAMEROUNAIS A SEVERIN CECILE ABEGA
Quand un éléphant est terrassé, alors lui résistent des traces, des empreintes, des marques, des stigmates.
François Bingono Bingono (dramaturge) - "Nous devons poursuivre ce qu'il a commencé."
Certes, on pleure aujourd'hui parce que la séparation physique suscite la tristesse. Mais, pour celui qui a pleinement vécu comme Séverin Cécile Abega, alors, on dansait l'Esani. Une danse de triomphe chez les béti. La vie qui triomphe toujours de la mort. Il est parti. Mais, il n'a pas vécu inutilement. Nous aurions voulu qu'il reste parmi nous. Il part prématurément. C'est un gouffre qui se creuse dans la dramaturgie camerounaise et universelle. Mais, il a laissé des marques indélébiles. A nous de les réactualiser au quotidien et démontrer que ce qu'il a laissé, et qui est énorme, est très utile. A nous de poursuivre ce qu'il avait commencé en tant que dramaturge, essayiste, peintre, etc. Nous ne sommes pas venus ici bas pour y demeurer.
J'ai fait la rencontre de Séverin Cécile Abega en 1980 lorsque je m'inscris à la Faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Yaoundé, pour faire des études de l'art théâtral. Ecrivain de renom à cette époque-là, était très intéressé à la dramaturgie, mais n'avait pas encore trouvé des personnes habilitées à monter ses textes. C'est au théâtre universitaire où il va participer à 70% à l'écriture de "Meyong Meyeme au royaume des morts", que nos accointances voient le jour. D'ailleurs, l'un de mes enfants porte son nom. Une preuve de l'amitié qui nous lie. Il a été plus tard l'inspirateur des textes que ma troupe Alabado Théâtre met en scène.
Ambroise Mbia (Directeur des Retic) - C'est une grande perte pour le théâtre
Séverin Cécile Abéga qui nous quitte était un dramaturge de référence. C'est un auteur dramatique qui a écrit pour la scène en s'inspirant de la tradition. C'était quelqu'un de disponible. Il y a 10 jours, j'étais à son domicile et nous avons passé de bons moments. C'est dommage d'apprendre cette nouvelle de façon aussi brutale. C'est une grande perte pour le théâtre camerounais et africain. Après le départ d'Essindi Mindja, Jean Minguelé, Keki Manyo, Edwige Ntongon à Zock et les autres, c'est une vraie épreuve pour le théâtre camerounais. J'ai commencé à côtoyer Séverin Cécile Abega lorsqu'il écrivait la pièce " Le sein t'es pris ". C'était dans le cadre des Retic et le texte devait être mis en scène par le regretté Emmanuel Keki Manyo et la pièce a été présentée au festival de théâtre de Carthage et a connu un grand succès.
Marcellin Vounda Etoa (Directeur éditions Clé) - C'est un auteur prolifique
Abéga avait quelque chose en lui. Il avait un talent qui s'est révélé à travers les nouvelles qu'il a écrites, notamment les textes courts. Il a pratiqué tous les genres. Dans certains de ses romans on voit de la poésie. C'est le seul genre où il n'a pas produit une Å"uvre. Son dernier recueil de nouvelles, "Une part de honte " a paru chez proximité. Clé a également eu le privilège de publier ses textes et clé a également l'immense responsabilité de produire l'une de ses dernières pièces de théâtre : "Le plat de vipère ". Nous allons surement en accélérer le processus de publication. Il a aussi fait beaucoup d'essais mais, évidemment, par sa formation d'anthropologue, il a également recueilli beaucoup de contes dont les contes pygmées. Il a publié à Clé les " Contes d'initiation sexuelle " qui est une recherche anthropologique parce qu'il a rassemblé sur cette thématique des contes de tout le Cameroun pratiquement. A la suite de ça, il a fait un véritable travail d'anthropologie en publiant des textes sur les questions de l'Etat, les questions de genre. Ce qui traverse l'ensemble de son Å"uvre littéraire notamment, c'est un humour qui emmène le lecteur à rires aux éclats sans pouvoir se retenir.
Quand on connaît Abéga, et on connaît les épreuves qu'il a dû surmonter et le travail qu'il a pu faire en 53 années de vie marquées par la souffrance et l'épreuve, cette production littéraire, c'est quelque chose d'extraordinaire. Je crois que c'est l'un des chercheurs les plus prolifiques du Cameroun.
Copyright © 2008 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).
Le dramaturge et anthropologue est décédé.
C'est hier matin que, sur les ondes de la Crtv Radio, la nouvelle est tombée. Sévérin Cécile Abéga est décédé des suites d'un malaise lundi dernier à l'hôpital central de Yaoundé. La nouvelle a surpris plus d'un d'autant que, malgré sa récente opération à la colonne vertébrale, le dramaturge et anthropologue continuait vaillamment de vaquer à ses occupations. Bien qu'affaibli, la veille de son décès, il a tout de même réussi à donner des cours à ses élèves de l'université catholique d'Afrique centrale. "Ma tête fonctionne encore normalement " confiait-il d'ailleurs avec ce zeste d'humour qui le caractérisait, assis dans le fauteuil roulant qu'il ne quittait plus, à Marcellin Vounda Etoa, le directeur des éditions Clé qui lui rendait visite. C'était le 20 mars dernier et celui-ci lui expliquait les raisons pour lesquelles il ne lui a pas apporté de manuscrit à relire.
En dehors de ses écrits et de ses recherches anthropologiques, Séverin Cécile Abéga avait-il une autre vie, d'autres passions ? On a de la peine à y croire tant ce chercheur doté d'une humeur avantageuse semblait oublier le temps à chaque fois qu'il abordait ces sujets qui le passionnaient tant : le théâtre, l'anthropologie, anthropologique et ... la peinture. "C'est un aspect de sa personnalité qui a souvent été oublié. Il a pourtant fait beaucoup de peinture à une période de sa vie ", confie François Bingono Bingono, dramaturge, sous-directeur des programmes à la Crtv Radio et ami de longue date de l'écrivain et dont le fils partage d'ailleurs le même prénom que le regretté.
Severin Cécile Abega est né à Sa'a en 1955 et a suivi des études de littérature à l'université de Yaoundé. Après sa licence, il s'est inscrit en cycle de lettres en anthropologie. Domaine qui lui a souvent permis d'aborder, l'air de rien, des thématiques qui auraient pourtant semblé difficile à cerner à plus d'un. Dans la littérature camerounaise, il est parmi les écrivains les plus prolifiques et c'est avec son livre "Les Bimanes" paru en 1982 qu'il a construit son entrée sur la scène littéraire locale. Dans la majeure partie de ses parutions, il a souvent laissé parler son penchant vers les sujets sociaux en essayant de rester objectif dans ses écrits. Ce grand sens de l'humour dont il était doté, qui a marqué ses Å"uvres et sa facilité à manier la langue ont toujours été les éléments clé de ses parutions.
Attente
Une telle caractéristique pouvait-elle être simplement le fait du génie littéraire dont Abega était doté ? L'homme que le Cameroun des arts et des médias pleure depuis hier était bien plus qu'un auteur. " Il suffisait de l'appeler pour être sûr d'obtenir son éclairage ", explique un journaliste. Mais Séverin Cécile Abega était lui-même fort discret quand on lui faisait remarquer sa grande disponibilité et sa gentillesse. Même au sortir d'un lit d'hôpital comme il y a quelques semaines lorsqu'il accordait un entretien à votre journal pour parler de la violence durant les émeutes de février.
" Je vais de mieux en mieux ", disait le défunt auteur pour rassurer les nombreux visiteurs qui se pressaient chaque jour à sa résidence de Biyem-Assi, noyée entre cette nature à laquelle il était attaché et les sons des répétitions d'un groupe de jeunes artistes qui avaient trouvé là, l'espace accueillant pour déclamer textes et chansons.
Sur sa chaise roulante, il parlait encore et toujours en témoin avisé des transformations sociales profondes de la société camerounaise qu'il avait tant étudiée. " Les choses changent. La violence aurait pu atteindre de plus grands sommets... Je suis optimiste cependant, le Cameroun a les ressources pour changer la qualité de vie de ses citoyens. Le problème c'est de savoir si les leaders ont compris cet avertissement ", expliquait le professeur d'anthropologie qui avait fait de son nom une référence dans le monde. Une référence modeste. Qui n'a pas pensé que l'opération qu'il venait de subir à la colonne vertébrale, ajoutée au vieil handicap qui le privait de ses pieds, allait être la dernière de sa vie. Séverin Cécile Abega parlait en effet de ses séances de kinésithérapie avec beaucoup d'entrain. Et donnait des rendez-vous. Avec ses étudiants. Avec les médias. Et ses lecteurs. A ceux-ci, il entend faire des adieux à travers les éditions Clé qui pensent bien, d'après Marcellin Vounda Etoa, le directeur, accélérer la publication du dernier manuscrit qu'il y a déposé "Le plat de vipère ".
Dorine Ekwè et Jean Baptiste Ketchateng Copyright © 2008 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).
Severin Cecile Abéga L'Anthropologue commenté.
Cahiers d'études africaines - Paru dans : 171
Jean-Pierre Warnier
Texte intégral
La longue marche de la modernité africaine à laquelle participent les intellectuels africains, et sur laquelle Jean Copans attira l’attention des africanistes en 1990 ne semble pas près de prendre fin et de déboucher sur leur participation au débat public à la mesure de leurs compétences et de leurs engagements. Les régimes politiques en place les clochardisent dans des institutions en proie à une misère durable. Cela dit, pour ceux qui en douteraient, les trois ouvrages dont je rends compte dans ces pages montrent que certains intellectuels n’ont pas déclaré forfait. Dans un pays aussi politiquement sinistré que le Cameroun, deux universitaires, l’un, Séverin Cécile Abega, francophone, l’autre, Emmanuel Yenshu Vubo, anglophone, parviennent à publier sur place, avec les moyens locaux, des livres qui s’inscrivent dans les débats publics qui agitent leur pays et l’Afrique autour des questions de lutte contre la pauvreté, de patrimonialisation de la tradition, de dynamiques nationales et identitaires. Un résumé succinct de ces trois ouvrages me permettra de les localiser dans les courants et turbulences qui agitent les espaces africains du politique.
Publié aux Éditions Clé (protestantes) à Yaoundé, Société civile et réduction de la pauvreté dénonce la sclérose des écrits africains consacrés au procès de la colonisation et la stérilité des débats sur le « développement ». Ayant ainsi fait place nette, l’auteur s’interroge sur la possible coalescence d’une « société civile » au Cameroun dont la vitalité serait la condition nécessaire mais non suffisante d’une dynamique démocratique permettant de réduire la pauvreté. Mais, dit-il, il existe un contraste frappant entre le nombre considérable et le dynamisme des organisations et associations de citoyens d’une part, et leur faible mobilisation à l’échelle nationale d’autre part. Au fil de ses cinq chapitres, le livre, remarquablement documenté (l’index des sigles et abréviations compte 133 entrées qui désignent les acteurs concernés) explore une à une les dimensions de la confrontation entre une société civile embryonnaire, un État à la dérive, et une nation qui se cherche depuis plus de cent ans.
Les paramètres relevant de la géographie humaine (dynamiques démographiques et distribution des populations dans l’espace politico-économique), la diversité des trajectoires historiques régionales et l’explosion du phénomène urbain, tout cela contribue à émietter les initiatives collectives pourtant foisonnantes (chap. 1 et 2). Le chapitre 3 entre dans le vif des rapports entre l’État camerounais et les citoyens. Le constat qu’il dresse est sans complaisance : l’État capte inégalement les citoyens ; son implantation locale est incomplète ; sa légitimité est faible et minée par l’usage de la force ; la constitution est en décalage par rapport aux dynamiques sociales. Il est un objectif susceptible de mobiliser l’État et les citoyens : c’est non pas le « développement », mais la lutte contre la pauvreté.
Les paramètres économiques et l’analyse de la pauvreté au Cameroun font l’objet du quatrième chapitre tandis que le cinquième et dernier propose un panorama des acteurs possibles d’une introuvable mobilisation de la société civile, de l’Éducation nationale aux syndicats en passant par les Églises, les mouvements paysans, les intellectuels, les lobbies, les ONG, etc. : une foule qui, écrit l’auteur en conclusion, ne sait pas faire foule.
Comme pour illustrer son précédent propos, Séverin Abega nous a livré l’année suivante (aux Presses de l’UCAC -- cette fois-ci catholiques) une monographie sur les masques des princes tikar de Nditam, dans la vallée du Mbam, produite à la suite d’une opération de recherche orchestrée par l’IRD. Que se passe-t-il, demande l’auteur, lorsque l’écotone forêt/savane et un peuple de la savane (les Tikar) se déplacent et viennent à la rencontre l’un de l’autre ? Servi par une ethnographie finement ciselée, le livre analyse la réorganisation politique des Tikar opérée autour de l’adoption par eux des masques d’un peuple forestier, les Bebi, opportunément considérés par les Tikar comme des autochtones, bien qu’eux aussi soient itinérants.
Le masque de mliti occupe une place centrale et structurante parmi tous les autres. Indiscipliné, violent, matricide, enfant de l’inceste, mliti incarne une méditation pratique sur le thème de l’alliance matrimoniale et du respect de la loi et des interdits.
Cette analyse de chefferies mal connues du middle belt camerounais (ainsi que d’autres ouvrages et thèses produits dans le cadre des opérations IRD et Avenir des Peuples de la Forêt Tropicale (APFT) lève une partie du mystère des Tikar et de leurs rapports complexes avec les Pygmées, les chefferies des « Grassfields » dont certaines dynasties royales se réclament d’une origine tikar, et leurs voisins de la forêt. Elle illustre la complexité de cette « société civile » qui se cherche au Cameroun, à partir d’un bric-à-brac d’institutions anciennes en perpétuelle réinvention.
OEuvre d’un universitaire originaire des montagnes (anglophones) de l’ouest camerounais, le troisième livre a été lui aussi produit au Cameroun (par Design House à Limbe). Il marque un changement de ton dans l’historiographie de langue anglaise à un double titre : en premier lieu, il admet que les traditions orales sont sans cesse remaniées en fonction du contexte politique, en conséquence de quoi elles sont plurielles. Emmanuel Yenshu procède donc de manière inédite, en recueillant les variantes des traditions kedjom, dans la Province du Nord-Ouest. Certes, il s’agit d’une micro-histoire d’un petit canton de l’Afrique. Mais elle rompt avec le primordialisme et la recherche d’une synthèse et d’une orthodoxie uniques qui entachaient nombre d’historiographies locales au Cameroun. Les remaniements des traditions sous le mandat britannique sont particulièrement bien révélés. En second lieu, il pose en filigrane la question des identités locales dans un Cameroun actuellement en proie aux démons du primordialisme identitaire dans un climat politique particulièrement tendu. Car en effet, bien que l’auteur ne fasse pas référence à Hobsbawm, le lecteur est inévitablement invité à se poser la question de la réinvention des traditions historiques dans le contexte politique actuel.
Les trois premières sections du livre reproduisent des récits historiques contradictoires recueillis auprès des mémorialistes locaux présentés de manière quasiment synoptique. Chaque ensemble de contributions est suivi d’un commentaire exégétique érudit et critique. Ce procédé d’écriture souligne avec force le bricolage identitaire au gré des recompositions successives de chefferies composites et instables.
Je regrette que les quinze dernières pages resserrent l’identité kedjom autour des deux chefferies concernées et renonce aux bénéfices du travail critique opéré par l’ensemble de l’ouvrage. Elles renoncent à s’interroger sur les raisons pour lesquelles, au tournant du xxie siècle, des intellectuels anglophones, en position minoritaire au Cameroun, auraient intérêt à partir en quête d’un « kedjomism » (p. 138 – on serait tenté du dire une « kedjomitude ») qui, dans le corps du texte, n’est apparue que sous la forme éclatée des multiples traditions en concurrence les unes avec les autres.
La tension entre anglophones et francophones, gens de l’ouest et gens du centre, est telle au Cameroun que l’observateur parisien, confortablement installé à l’abri de son statut et de la démocratie, hésite à proposer une interprétation : autocensure en contrepartie d’un financement public (p. v) ? Affirmation identitaire destinée à plaire aux autorités des chefferies concernées ? Confiance envers le lecteur averti qui saura lire entre les lignes écrites par un intellectuel fragilisé par les tensions de la vie politique camerounaise et des entreprises d’intimidation dont il est constamment l’objet ? Ou, tout simplement, limites d’une démarche qui ne va pas jusqu’à inclure la personne même du chercheur dans l’objet de la recherche ?
En tout état de cause, ces trois livres se situent dans un contexte historique bien particulier : entre les options d’exil, de soumission et de clochardisation qui s’offrent à eux, deux intellectuels camerounais avancent sur le fil du rasoir, écrivent et publient au Cameroun trois livres qui font oeuvre d’analyse en prise avec l’actualité, mais avec le regard critique et distancié de l’anthropologue et de l’historien. Il convient de noter que cette activité intellectuelle se poursuit à l’abri d’institutions confessionnelles (les Éditions Clé et l’Université catholique d’Afrique centrale), et du bastion de l’intelligentsia anglophone qu’est l’Université de Buea. L’introuvable société civile camerounaise offre ainsi quelques niches dans lesquelles on peut faire oeuvre de pensée.
OEUVRES
Œuvres scientifiques
1987 L`esana chez les Beti. Yaoundé, Éditions Clé (400p)
1995 Contes d`initiation sexuelle. Yaoundé, Éditions Clé (230 p).
1998 Pygmées Baka, le droit à la différence, Yaoundé, INADES- Formation/Presses de l`UCAC (152 p)
1999 Société civile et réduction de la pauvreté au Cameroun, Yaoundé, Editions Clé (208 p).
1999 Adzala, espèces et espaces dans la forêt badjue, Presses de l`Université de Yaoundé (120 p)
2000 Les choses de la forêt. Les masques des Princes Tikar de Nditam, Yaoundé, Presses de l`UCAC.
2002 Contes du Sud du Cameroun; Beme et le fétiche de son père, Paris, Karthala
2002 L`oignon, courtier du développement, Anvers, IOB-UA
2005 La traite des enfants aux fins d`exploitation de leur travail au Cameroun, Génève, BIT.
2006 La marginalisation des Pygmées d`Afrique centrale,( Avec Patrice Bigombe Logo) Paris, Maisonneuve, et Yaoundé, Afrédit.
2007 Introduction à l`anthropologie sociale et culturelle, Yaoundé, Afrédit.
2007 Violences sexuelles et Etat au Cameroun, Paris, Karthala.
Publications littéraires
1980 La papaye. Nouvelle. Paris : RFI/Hatier, Larousse, EDICEF
1982 Les Bimanes. Nouvelles. Paris : NEA, EDICEF, SCHONINGH
1986 Entre terre et ciel. Nouvelles. Paris : NEA, EDICEF
1988 La latrine. Roman. Dakar : N.E.A.
1990 Die Viper. Théâtre. Köln : WDR
1991 Sens Unique. Théâtre. (joué par le Théâtre National aux rencontres théâtrales de Yaoundé,
1991, au Festival du Caire, 1997)
1993 Le sein t`est pris. Théâtre. Yaoundé : Clé. (Joué en 1990/1991 par Les Perles Noires. Festival de Carthage, 1991, Lauréate des Rencontres Théâtrales de Yaoundé)
1993 Mendim me Yom. Théâtre. (joué par Alabado-Théâtre, Festival de Tempere en Finlande, 1993)
1995 Teble Nti Théâtre. (Pièce en langue ewondo jouée par Bena Zingui)
1995 La table du Seigneur. Théâtre.
2000 La hache des chimpanzés, Yaoundé, Clé.
2003 Jankina et autres contes Pygmées, Paris, Classiques africains
2004 Les femmes ne boivent pas de whisky, Yaoundé, Proximité.
2004 Le Bourreau, Paris, Dapper.
2005 Amala, nouvelle publiée dans le journal Patrimoine, n° 59, mai-juin 2005
2005 Quatre fous et un écrou, nouvelle publié dans le recueil intitulé Le vengeur, Yaoundé, Proximité et des ouvrages inédits.
2006 Grand-mère, Estrellito le pistolero et mon bourreau, récit autobiographique publié dans Riveneuve Continents, Revue des littératures de langue française " l`objet de la lecture ", n°4, Riveneuve Editions.
2006 Une part de honte, recueil de nouvelles, Yaoundé, Proximité
Le plat de vipère, suivi de De l`eau en poudre. Théâtre. (Joué par Bena Zingui, Festival de Ouagadougou, 1995) Yaoundé : Clé (Sous presse)
Inédit :
L`autruche. Théâtre.
Mal Masqué. Théâtre.
Le retour de la femme d`Orphée. Épopée
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